À retenir
- Le choix entre en ligne et sur site porte sur la responsabilité de l’infrastructure, pas sur les fonctions.
- Le lieu d’hébergement, le prestataire et le droit applicable comptent pour la souveraineté des données.
- Transfact s’héberge en SaaS en Allemagne, sur un cloud privé ou sur vos serveurs avec une base Oracle.
Un ERP en ligne est hébergé et exploité par un prestataire ; un ERP sur site tourne sur les serveurs de l’entreprise. Pour une PME industrielle, le choix dépend de la sensibilité des données, des exigences des clients, des compétences informatiques internes et du partage des responsabilités souhaité.
ERP en ligne ou installé sur site : quelles différences ?
En ligne, le prestataire héberge, sauvegarde et met à jour le logiciel ; l’entreprise y accède par internet. Sur site, l’entreprise fournit les serveurs, les sauvegardes et la sécurité de l’infrastructure. Entre les deux, un cloud privé réserve une infrastructure à une seule entreprise. Les fonctions de l’ERP peuvent rester identiques.
| Critère | En ligne (SaaS) | Cloud privé | Sur site |
|---|---|---|---|
| Infrastructure | Partagée, gérée par le prestataire | Réservée à l’entreprise, chez un hébergeur | Serveurs de l’entreprise |
| Installation et mises à jour | Prises en charge par le prestataire | Selon le contrat | Par l’équipe informatique interne ou un prestataire mandaté |
| Sauvegardes | Prestataire | Selon le contrat | Entreprise |
| Maîtrise du lieu des données | Choisie par le prestataire | Choisie par l’entreprise | Totale |
| Compétences internes nécessaires | Faibles | Moyennes | Élevées |
| Investissement de départ | Limité | Variable | Serveurs et licences de base de données |
La différence tient donc moins aux fonctions qu’à la répartition des tâches. En ligne, vous déléguez l’exploitation. Sur site, vous la gardez, avec ses avantages et sa charge.
Où sont hébergées les données et sous quel droit ?
La localisation compte, mais le droit auquel le prestataire est soumis aussi. Un hébergeur établi dans l’Union européenne est soumis au RGPD. Mais un prestataire soumis à une loi étrangère à portée extraterritoriale, comme le Cloud Act américain, peut être contraint de communiquer des données, même stockées en Europe. Demandez le pays d’hébergement et l’identité du prestataire.
La souveraineté des données se joue à trois niveaux :
- Le lieu physique : dans quel pays se trouvent les serveurs et les sauvegardes.
- Le prestataire : qui exploite l’infrastructure, et à quelle législation il est soumis.
- Les accès : qui, chez l’éditeur ou l’hébergeur, peut accéder aux données, et dans quelles conditions.
Certains donneurs d’ordre demandent un hébergeur titulaire de la qualification SecNumCloud délivrée par l’ANSSI. Si c’est votre cas, vérifiez ce point directement auprès de l’hébergeur proposé, sans vous contenter d’une mention commerciale.
Quelles exigences pour les fournisseurs de la défense ?
Les fournisseurs de la défense doivent d’abord lire leurs contrats : clauses de sécurité, lieu de stockage autorisé, personnes habilitées, règles sur les plans et données techniques. Certaines informations ne peuvent pas être confiées à un cloud public. L’hébergement sur un cloud privé ou sur les serveurs de l’entreprise répond alors mieux à ces contraintes.
Les exigences varient selon les programmes et les donneurs d’ordre. Elles portent souvent sur la séparation des données, la traçabilité des accès et le lieu de stockage. Un ERP ne rend pas une entreprise conforme à ces règles : il s’inscrit dans un dispositif de sécurité plus large, avec ses procédures, ses habilitations et ses contrôles.
La page ERP et MES pour l’industrie de défense présente les besoins de suivi de production propres à ce secteur.
Que vérifier dans le contrat : sauvegardes, réversibilité, disponibilité ?
Le contrat doit préciser la fréquence et le lieu des sauvegardes, les engagements de disponibilité, les délais d’intervention, les conditions de restitution des données en fin de contrat et leur format, ainsi que le sort des copies. La réversibilité se vérifie avant de signer : demandez comment vos données sortent du système.
Points à vérifier, que l’ERP soit en ligne ou sur site :
- Sauvegardes : fréquence, lieu, durée de conservation, tests de restauration.
- Disponibilité : engagement écrit, plages de maintenance, information en cas d’incident.
- Support : canal, délais de réponse, horaires.
- Réversibilité : format d’export, délai de restitution, suppression des données à la fin du contrat.
- Sous traitants : liste des prestataires qui interviennent sur l’infrastructure.
- Sécurité : chiffrement, journalisation des accès, gestion des incidents.
La réversibilité est souvent négligée. C’est pourtant elle qui conditionne un futur changement d’ERP sans perte de données.
Comment gérer les droits d’accès aux plans sensibles ?
Les droits se définissent par utilisateur et par rôle : chacun accède à ce que sa fonction exige. Un opérateur consulte les informations de production, un commercial n’a pas forcément besoin des coûts ni des gammes. Ajoutez des comptes nominatifs, une authentification solide et une revue des accès quand une personne change de poste.
Les comptes partagés, fréquents à l’atelier, posent problème : ils empêchent de savoir qui a fait quoi. Un compte par personne rend la traçabilité des opérations crédible, pour les audits comme pour la sécurité.
Pensez aussi aux départs. Un compte non désactivé après le départ d’un salarié reste une porte ouverte, quel que soit le mode d’hébergement.
Quels modes d’hébergement propose Transfact ?
Transfact se déploie de trois façons : en SaaS, chez des fournisseurs de cloud en Allemagne ; sur un cloud privé, réservé à votre entreprise ; ou sur vos propres serveurs, avec une base Oracle. Le logiciel est le même dans les trois cas, 100 % web, et les accès se règlent par utilisateur et par rôle.
| Mode | Où sont les données | Qui gère l’infrastructure | Pour quelle situation |
|---|---|---|---|
| SaaS | Chez des fournisseurs de cloud en Allemagne | Le prestataire : rien à installer ni à maintenir | Entreprise sans équipe informatique dédiée |
| Cloud privé | Infrastructure réservée à votre entreprise, chez le fournisseur de votre choix ou sur recommandation | Selon le contrat avec l’hébergeur | Besoin de séparation ou choix d’un hébergeur précis |
| Vos serveurs | Dans votre infrastructure, avec une base Oracle | Votre équipe informatique | Données qui ne doivent pas quitter l’entreprise |
Dans tous les cas, Transfact s’utilise depuis un navigateur, sans installation sur les postes. La page hébergement et sécurité détaille ces options.
Comment choisir pour votre entreprise ?
Partez de trois questions : quelles données vos clients vous interdisent de confier à un tiers, quelles compétences informatiques vous avez en interne, et quel niveau de disponibilité l’atelier exige. Les réponses désignent souvent le mode d’hébergement. Inscrivez ce choix dans le cahier des charges pour comparer les offres sur la même base.
Le guide cahier des charges ERP industriel indique comment formuler ces exigences techniques. Le choix d’hébergement s’intègre ensuite au cadrage du projet, et le guide comment choisir un ERP industriel le replace parmi les autres critères de sélection.